Eglise de France



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La Conférence des évêques de France – ou Conférence épiscopale – est constituée de l’ensemble des cardinaux et évêques en activité exerçant leur charge pastorale en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer (D. O. M.), ainsi que des cardinaux français en retraite résidant en France.

Font également partie de la Conférence épiscopale les évêques placés à la tête des éparchies (diocèses) des Arméniens, des Ukrainiens et des Maronites en France, les vicaires apostoliques et préfets apostoliques des départements d’outre-mer (D. O. M.) et les administrateurs apostoliques et administrateurs diocésains (dans les diocèses momentanément dépourvus d’évêques) exerçant leur charge en France.

La Conférence des évêques de France compte environ 120 membres.

Lettre ouverte de Mgr d’Ornellas au Premier ministre sur la loi de bioéthique

  Lettre ouverte de Mgr d’Ornellas
au Premier ministre sur la loi de bioéthique

« Comment ne pas souhaiter un « supplément d’âme » quand les techniques rendent possible l’invraisemblable ! »

 Bioéthique, défense de la vie
 
« Voilà la grandeur de l’éthique qui assure l’authentique progrès: savoir réguler l’usage des techniques biomédicales de telle sorte que la « fraternité » soit mieux assurée », écrit Mgr d’Ornellas. 

Le texte publié sur le site catholique en Ille-et-Vilaine et dans La Croix



À l’occasion des débats sur la révision de la loi bioéthique, Mgr Pierre d’Ornellas, président du Groupe de travail sur la bioéthique à la Conférence des Évêques de France, interpelle M. Édouard Philippe sur l’importance d’un débat démocratique garant du « bien commun ».

Monsieur le Premier Ministre,

Votre responsabilité gouvernementale est grande. Le débat démocratique est vital pour vous aider à l’assumer. Il est un « dialogue » grâce auquel nous cherchons ensemble le bien de tous. Or, vos propos sur la bioéthique dans votre interview du 24 janvier à La Croix laissent dubitatifs.

Suffit-il à un Premier ministre de constater que « le débat a été de grande qualité » et que « l’attitude des Français qui s’opposent » est « pacifique » ? Une personnalité de l’État a affirmé que « la loi bioéthique porte une rupture anthropologique majeure ». Douze hauts fonctionnaires et universitaires ont écrit que ce projet de loi « touche aux structures de notre société ». Sur des sujets aussi sensibles qui ébranlent des repères majeurs pour la vie des êtres humains en société, le discours de la méthode n’est pas suffisant. D’autres personnalités – et non des moindres, croyantes et incroyantes – ont exprimé leur opposition à bien des points de ce projet de loi. Suffit-il de les cataloguer dans le registre des opposants – par bonheur pacifiques – pour conclure le débat ?

Les arguments de la raison éthique

Les arguments de la raison éthique, et pas seulement ceux d’études sociologiques parfois contestables, ne sont-ils pas à considérer en priorité pour que la loi reste indicatrice et gardienne du « bien commun » ? À cet égard, comment la loi gardera-t-elle sa mission de protéger l’être humain, en particulier le plus faible, et favorisera-t-elle la société inclusive que vous appelez de vos vœux, si le projet de loi ne barre pas nettement la route à ce qui vous inquiète légitimement : l’eugénisme libéral, fruit d’un individualisme et d’une peur exacerbés par le pouvoir exercé sans discernement du dépistage génétique.

Dans votre interview, vous affirmez que le projet de loi de réforme des retraites « a pour but de refonder le système pour qu’il soit beaucoup plus juste ». Vous souhaitez ainsi maintenir « la solidité du pacte social ». Pourquoi ne pas l’affirmer à propos de la loi de bioéthique ? Est-il juste que la loi interdise de fait à des enfants d’avoir une ascendance paternelle, et décrète qu’il n’y a plus de distinction entre une femme qui, sans avoir accouché, peut être reconnue comme mère, et la femme qui a accouché de son enfant ? Si le droit supprime la signification spécifique de la gestation, comment interdire fermement la GPA, ce que pourtant vous voulez ? Et puis, est-il juste que la loi supprime la différence réelle établie par le critère thérapeutique pour autoriser aussi bien l’accès à l’AMP que la manipulation du cerveau humain ? Comment dans ces conditions maintenir le pacte social ? Quels critères de justice adopter pour que la médecine soigne en priorité et le mieux possible nos frères et sœurs en humanité qui sont effectivement malades ?

La « fraternité » endommagée ?

La « fraternité » à laquelle sont attachés les Français n’est-elle pas endommagée en voulant établir un égalitarisme qui n’ose pas nommer les différences, celles qui ne sont pas sources de discrimination ? Car la « fraternité » exige que soit reconnue la même dignité avec les mêmes « droits fondamentaux » chez tous les êtres humains, sans distinction générationnelle. Cette « fraternité » est-elle respectée quand le « projet parental » impose, avec la garantie du droit, un nouveau « droit de puissance » sur l’enfant en le privant d’ascendance paternelle ? Est-ce conforme à sa « dignité » ? Le principe de « dignité » qui, vous le savez, caractérise le modèle français de bioéthique, exige la reconnaissance juridique de l’unité de la personne dans ses dimensions biologique, psychique et spirituelle. Le pacte social et la justice trouvent leur force apaisante dans le respect de cette « dignité » d’où découle la mise en œuvre de la « fraternité ».

Voilà la grandeur de l’éthique qui assure l’authentique progrès : savoir réguler et promouvoir l’usage des techniques biomédicales de telle sorte que la « fraternité » soit mieux assurée. C’est là, Monsieur le Premier Ministre, ce qui la garantit sur le long terme. Or, ce long terme sera vite brisé par ce projet de loi. S’il est voté et promulgué, il fragilisera un peu plus notre « fraternité » car il augure de l’ouverture de la GPA que rien n’empêchera : au nom de quoi refuser le mode de conception et de filiation souhaité par ce qui apparaît comme un autre « projet parental » ?

Monsieur le Premier Ministre, vous en conviendrez, comment ne pas souhaiter un « supplément d’âme » quand les techniques rendent possible l’invraisemblable ! Il semble urgent de relier le pacte social et solidaire qui établit de justes liens les uns avec les autres en vue de nos retraites, au pacte social et solidaire qui impose de ne pas manipuler à volonté les liens fondamentaux qui nous permettent de naître et d’être éduqués.

Mgr Pierre d’Ornellas
Archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo
Président du Groupe de travail sur la bioéthique à la Conférence des Évêques de France

Aucun être humain ne peut en traiter
un autre comme un objet

Dans l’état actuel du projet de loi, trois points particuliers engageraient encore davantage notre société française dans des contradictions insolubles. S’ils étaient adoptés définitivement, ils témoigneraient d’une grave méprise quant à ce qu’est l’éthique, méprise qui, si elle n’était pas clarifiée, serait de l’ordre de l’insouciance pour l’avenir.

  1. Soumettre, comme le veut la loi, l’engendrement par PMA d’un nouvel être humain à un « projet parental » est discutable. Le pouvoir ainsi reconnu aux parents ne risque-t-il pas de devenir absolu ? Comment le projet de loi va-t-il exprimer la pleine reconnaissance du droit de l’enfant qui est une « personne » ? En effet, établir des critères applicables aux adultes qui veulent devenir parents pour autoriser ou non ceux-ci à bénéficier d’une technique d’AMP ne suffira pas à garantir une prise en compte suffisante de la dignité de l’enfant. Le respect de l’enfant devrait être la considération première.
  2. La légalisation de la filiation sans père ni ascendance paternelle et de la maternité par simple déclaration de volonté, devant le notaire, sans que la femme vive la gestation, met en œuvre « l’invraisemblable », ont pu dire certains. Est-il juste d’entraîner la société dans cet engrenage ? Notre République est basée sur le respect de la conscience. Cela ne commande-t-il pas de prévoir le recours à l’objection de conscience pour ceux et celles, les notaires par exemple, qui se refuseraient, en conscience, à être engagés malgré eux dans la réalisation de cet « invraisemblable » ? Cette clause de conscience s’impose aussi à propos de l’IMG. Sans une telle expression dans la loi du respect de la conscience de chacun, n’irions-nous pas vers la mise en place d’une police de la pensée, contraire à notre liberté démocratique ?
  3. L’extension du diagnostic pré-implantatoire ouvre la voie à une sélection accrue des enfants à naître, sélection que notre pays professe pourtant de refuser en souhaitant une société inclusive. Un « eugénisme libéral », dépendant de la décision des parents potentiels ou du parent potentiel, serait ainsi toléré. Des parents ayant un enfant portant une maladie génétique nous alertent publiquement sur la « déshumanisation » que produirait un tel tri sélectif. Vouloir l’enfant sans aucun variant génétique est non seulement une illusion, mais ce serait aussi « déshumaniser » notre humanité !

Ces trois points sont significatifs de la fuite en avant dans laquelle sont prises nos sociétés occidentales soumises au libéralisme et aux lois du marché : les désirs individuels y sont exacerbés par l’apparente satisfaction que la conjonction des techniques médicales et juridiques semble promettre.

Nous remercions toutes celles et tous ceux qui prennent au sérieux les enjeux de la loi en discussion. Nous saluons les parlementaires qui travaillent à mettre de la lucidité et du bon sens éthique à propos de l’humain dans le texte de la loi. Nous encourageons les citoyens inquiets à faire connaître leurs réserves et à exprimer leurs points de vue. Nous redisons que tout enfant humain est appelé à grandir dans le déploiement de sa liberté et dans le respect de sa dignité, en communion avec tous les autres, et cela tout au long de sa vie, quelle que soit son origine ethnique ou sociale, sa religion ou son absence de religion et son orientation sexuelle. Aucun être humain ne peut en traiter un autre comme un objet.

Le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France
Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la CEF,
Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard, vice-président de la CEF,
Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens, vice-président de la CEF,
Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris,
Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois,
Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers,
Mgr Dominique Lebrun,archevêque de Rouen,
Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux,
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre,
Mgr Pascal Wintzer,archevêque de Poitiers.

Le 13 janvier 2020

Qu’est-ce que la semaine pour l'unité des chrétiens
Chaque année, du 18 au 25 janvier, protestants, catholiques et orthodoxes sont appelés à se rapprocher à l'occasion de la Semaine de l'Unité des chrétiens. Au moins une fois par an, les chrétiens sont invités à se remémorer la prière de Jésus à ses disciples : " pour que tous soient un afin que le monde croie" (cf. Jean 17,21).L' événement qui permet cette expérience exceptionnelle est la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Traditionnellement, la Semaine de prière est célébrée du 18 au 25 janvier, entre la commémoration de la confession de foi de saint Pierre et celle de la conversion de saint Paul.
Mgr Aupetit évoque les prières de délivrance et de guérison
Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre, évoque la journée de prière de délivrance et de guérison qui se déroule une fois par an dans le diocèse de Nanterre ainsi que la sortie du livre "Protection, Délivrance, Guérison".

Nous avons la science, puissions-nous avoir la sagesse !

Mgr Aupetit aux parlementaires:
« Nous avons la science,
puissions-nous avoir la sagesse ! »

Lors de la messe annuelle des parlementaires mardi 15 octobre, Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, invitait les élus à l’humilité. Une eucharistie célébrée quelques minutes après le vote de la loi sur la bioéthique à l’Assemblée nationale.

Mardi 15 octobre, en fin de journée et après plusieurs semaines de débats, le texte de la loi sur la bioéthique a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale à une large majorité. À l’issue de ce vote, les députés n’avaient que quelques minutes pour quitter l’hémicycle et rejoindre la basilique Sainte-Clotilde pour assister la traditionnelle messe des parlementaires, présidée chaque année par l’archevêque de Paris.

Coïncidence du calendrier qui réunissait les élus le jour de la fête de Thérèse d’Avila, ce que Mgr Michel Aupetit ne manqua pas de rappeler, évoquant la prière de la réformatrice du Carmel : « Que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie. »

Lever un coin du voile

C’est avec chaleur et même un peu d’humour que l’archevêque de Paris a accueilli les parlementaires, au premier rang desquels se trouvait le président du groupe LREM de l’Assemblée nationale Gilles Le Gendre, ou encore Pierre Charon, sénateur LR de Paris. « Nous ne sommes pas aujourd’hui dans la critique mais dans l’action de grâces pour votre travail », confiait Mgr Aupetit dès le début de la célébration. Ce qui n’empêcha pas, après la lecture de l’Évangile de Luc, une homélie sans concession sur la vérité et la science : « Nos connaissances lèvent un coin du voile, mais le danger est toujours d’enfermer la vérité dans le champ étroit de ce que l’on peut comprendre. »

Insistant sur les limites de la science, l’archevêque de Paris a invité à l’humilité : « Toutes ces découvertes fantastiques risquent de nous rendre orgueilleux. L’orgueil nous rend prétentieux et la prétention nous rend dangereux. »

Le bien commun

Il a ensuite fait un parallèle avec le risque écologique : « Nous pensions dominer la nature et voilà qu’elle meurt entre nos mains et par nos mains, a-t-il poursuivi. Nous pensons maîtriser la vie et par là même déterminer la filiation. Cette folie conduira encore aux mêmes errements et dangers que l’écologie dénonce aujourd’hui ».

Citant le pape François et l’encyclique Laudato Si, Mgr Aupetit s’est interrogé : « Est-ce que notre action est ordonnée au bien commun ? », avant de conclure : « Nous avons la science, puissions-nous avoir la sagesse ! »

Christophe Henning, pour La Croix

Bioéthique, ce qu’ont dit les évêques de France aux Bernardins
Lundi 16 septembre, les évêques de France ont affirmé leur position sur le projet de loi de bioéthique, lors d’une rencontre au Collège des Bernardins, à Paris. Avec les envoyés spéciaux de La Croix et en partenariat avec KTO, retrouvez leurs prises de parole et les réactions de l’assistance à ce débat. • Lors de la soirée des évêques de France, ont pris la parole, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la CEF, Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris et Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail sur la bioéthique. • Cette soirée s’est déroulée alors que l’examen en commission des lois de bioéthique s’est achevé samedi 14 septembre, et avant les travaux en séance plénière qui reprendront lundi 23 septembre. En savoir plus : Réforme des lois de bioéthique : ce qu’il faut retenir des auditions à l’Assemblée • Cette soirée intervenait également, trois semaines avant la mobilisation appelée par plusieurs associations dont La Manif pour tous, le dimanche 6 octobre.

Publication: «L’Eglise face à ses défis»,
par Mgr Eric de Moulins-Beaufort

«Points d’appui de l’Église de France» (Editions CLD/NRT)

Dans son nouveau livre « L’Eglise face à ses défis » (Editions CLD / Nouvelle revue théologique), Mgr Eric de Moulins-Beaufort décrit notammentquelques points d’appui dont dispose l’Église de France pour faire face aux défis de notre temps et des temps à venir”.

Voici un passage sur ces ressources tiré du livre, sorti en librairie jeudi dernier, 12 septembre 2019 (186 pages – 18 € – isbn 978-2-85443-601-3), que nous reproduisons avec l’aimable autorisation des éditions CLD.

Ce livre s’adresse aux catholiques français et à ceux qui s’intéressent à l’avenir du christianisme. Ce n’est pas un programme mais un outil pour discerner, réfléchir et espérer”, explique l’éditeur qui précise: “Pour Alban Massie, jésuite, directeur de la Nouvelle revue théologique cet ouvrage « sera l’occasion d’un travail de lecture en groupe, communauté, paroisse, mouvement, etc., car il interpelle et vise à mettre l’Eglise en chemin ».

L’ensemble offre un aperçu significatif de la pensée du nouveau président de la Conférence des évêques de France sur des sujets cruciaux : abus sexuels, situation actuelle de l’Eglise, mariage et famille, sacerdoce, même si tous les défis ne peuvent être ici abordés ou traités de manière exhaustive.

Au fil des pages, le lecteur découvre « l’unité et la richesse d’une pensée qui aide à repérer les signes des temps et qui cherche à ouvrir ce que l’auteur appelle des “voies d’espérance” ».

Il explique notamment que « depuis 1965 environ, l’humanité occidentale vit une mutation anthropologique majeure (société basée sur le devoir / société basée sur l’épanouissement personnel) ; – cette mutation a aussi à voir avec le christianisme ; – le Dieu de la Révélation s’adresse toujours aux hommes de notre époque ; – leur rencontre prend souvent l’allure d’un combat spirituel ; – nous vivons, non la crise terminale du christianisme, mais ses débuts, etc », relève CLD.

Rappelons que Mgr Eric de Moulins-Beaufort, cinquante-sept ans, a été nommé évêque auxiliaire de Paris pr le pape Benoît XVI, en 2008, puis archevêque de Reims par le pape François, en 2018. Le 3 avril 2019, il a été élu président de la Conférence des évêques de France.

Voici un passage sur ces « points d’appui de l’Église de France » (pp.63-64), tiré du chapitre II dont voici le schéma et la conclusion.

                                                                                  Anita Bourdin pou ZENIT

« L’Eglise face à ses défis”

Chapitre II

Face aux défis du temps, quelles ressources pour l’Eglise en France?

I. Des défis culturels et spirituels qui transforment la vie de l’Eglise

  1. Des défis culturels et sociaux (…)
  2. Des défis spirituels (…)
  3. Quelques facteurs propres à la France (…)

II. Une lecture théologique de notre temps

  1. De la mission à la missions défis spirituels (…)
  2. Interpréter les signes des temps (…)
  3. Election et sacerdoce (…)

III. Les points d’appui de l’Église de France 

  1. Des ressources spirituelles

Je voudrais citer trois ressources spirituelles :

a) Le sens de l’adoration et la capacité de la prière silencieuse

De plus en plus, nous le constatons, les jeunes catholiques, ceux qui viennent encore à nous, sont capables de passer de l’excitation du chant et de la danse au silence de la prière et à l’adoration. Je le dis sans forfanterie : cette capacité a impressionné les Espagnols lors des JMJ de Madrid. Elle nous émerveille lorsque nous rassemblons à Lourdes les lycéens d’Île-de-France : à 9 ou 10 000 dans la basilique souterraine, ils entrent aujourd’hui dans la prière dès que le Saint-Sacrement est exposé ou tout simplement dès qu’on le leur demande.

b) Un renouvellement de la place des pauvres

De plusieurs expériences a monté, ces dernières années, la conviction que les pauvres ne sont pas seulement ceux à qui les mieux lotis peuvent faire du bien mais sont des fidèles du Christ qui peuvent partager à tous et avec tous leurs richesses spirituelles. Il y suffit, mais c’est exigeant, que les mieux dotés culturellement et socialement fassent l’effort de les écouter et veillent à créer des conditions d’attention mutuelle qui permettent à tous de s’exprimer. Un grand rassemblement de l’Église de France sur le thème de la solidarité s’est tenu à Lourdes en 2013 sous le titre : Diaconia 2013 ; il a ancré cette manière nouvelle dans les esprits et les pratiques. Bien sûr, du temps et du travail sont nécessaires pour que nos œuvres de bienfaisance se transforment en ce sens. Mais la journée mondiale des pauvres est née de l’initiative française de rassembler autour du pape des personnes en précarité. Depuis une dizaine d’années à Paris, des jeunes professionnels choisissent d’habiter un appartement en colocation avec des personnes sorties de la rue, avec une vie tout à fait commune et notamment une vie de prière commune.

c) La place de la Parole de Dieu

Nous progressons dans notre capacité à donner aux fidèles les clefs nécessaires pour que la Parole de Dieu soit pour eux une nourriture vivifiante et éclairante et non pas un livre scellé. L’expérience parisienne des parcours EVEN est impressionnante, mais il en existe d’autres. Là encore, du travail est nécessaire, mais les pistes existent dans les facultés de théologie et en un certain nombre de paroisses ou de diocèses.

  1. La catholicité (…)
  2. Engendrer la liberté spirituelle (…)

Conclusion

Le psaume 64 nous indique l’acte de foi à renouveler toujours. Nous sommes dans une phase d’émondage, de mise à l’épreuve, de transformations. Nous la traversons si nous osons croire que le Seigneur ne nous abandonne pas et qu’il vaut la peine d’avancer sur ses chemins comme nous le pouvons. Car Dieu, lui, ne renonce pas – toute l’histoire d’Israël le prouve – à procurer à son peuple une riche moisson : « Tu couronnes une année de bienfaits; sur ton passage ruisselle l’abondance. »

Copyright : Editions CLD / Nouvelle revue théologique
Source Zenit publication Anita Bourdin

A la messe chrismale,
« le réveil » des chrétiens pour « rebâtir l’Église »

Venus en nombre, mercredi 17 avril, participer à la messe chrismale, délocalisée à Saint-Sulpice à la suite de l’incendie de Notre-Dame, les catholiques parisiens veulent saisir « l’élan » donné par cet événement pour « reconstruire » l’Église, comme cela sera nécessaire pour la cathédrale ravagée par les flammes.

« Notre chère cathédrale est à genoux. » C’est par ces mots que Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, a commencé son homélie au cours de la messe chrismale qu’il présidait mercredi 17 avril à Saint-Sulpice, l’église du quartier de l’Odéon qui accueillera la plupart des liturgies de la Semaine sainte célébrées d’ordinaire à Notre Dame.

Cette célébration, la première publique de l’archevêque après les événements du lundi 15 avril dans la soirée, était très attendue : par les quelque 500 prêtres du diocèse de Paris, tout d’abord, qui chaque année se réunissent à cette occasion, mais aussi par les fidèles, venus particulièrement nombreux. Brigitte Macron, l’épouse du président de la République, Anne Hidalgo, maire de Paris, ou encore Christophe Castaner, ministre de l’intérieur, étaient également présents, parmi d’autres représentants des autorités civiles.

« Rebâtir la cathédrale » et « relever l’Église »

Pour faire face à l’affluence que l’on prédisait massive, un écran géant avait été installé sur le parvis de Saint-Sulpice. En plus de 2000 personnes installées à l’intérieur de l’église, plusieurs centaines de fidèles étaient aussi présents au pied des marches de l’édifice pour suivre la célébration.

Notre-Dame, a assuré Mgr Aupetit dans son homélie, écoutée dans un silence recueilli, est « bien plus qu’un tas de pierres ». Elle manifeste « une transcendance, une présence divine qui leur confère un caractère sacré ». « Nous allons rebâtir la cathédrale, a soutenu l’archevêque. L’émotion mondiale, l’extraordinaire élan de générosité qu’a suscité l’incendie qui l’a en partie détruite, va nous permettre d’envisager son relèvement, nous pourrions parler en ces temps de Pâques de résurrection certaine. »

Pourtant, au-delà de ce défi, « il nous faut aussi relever l’Église », a souligné l’archevêque, alors que celle-ci traverse depuis plusieurs mois une très grave crise, en raison de révélations en cascade de scandales concernant les abus. « Nous rebâtirons notre Église, nous la refonderons en revenant aux valeurs évangéliques. »

De l’avis des fidèles et des prêtres présents, l’incendie semble en effet avoir ravivé un « réveil spirituel » dans une période « troublée », aussi bien au niveau social que religieux. C’est ce qu’observe Monique, retraitée et paroissienne de Notre-Dame du Rosaire (14e), pour qui cette « tragédie » est une « occasion de se rapprocher de Dieu ». « Vous êtes nombreux à me le dire, beaucoup, au cours des deux derniers jours, sont revenus dans une église, pour prier, se confesser, dont certains après une longue période sans l’avoir fait », a d’ailleurs relevé Mgr Aupetit à l’intention des prêtres.

« L’incendie a concrétisé la crise que nous vivons »

« Dans le contexte actuel, on a tous besoin de se rassembler, de montrer que même si en apparence l’Église va mal, il y a un élan du cœur », confirme Hermine, 21 ans, arrivée récemment à Paris pour un stage. « Cet incendie, je l’ai vécu comme s’il avait concrétisé la crise que nous vivons. Cette messe chrismale montre que l’on peut encore se mobiliser. L’église est pleine, elle déborde : c’est réconfortant, c’est une grande espérance. Mais après l’émotion viendra l’action. »

 « Prêtres et laïcs ressentent la même peine, d’où une très forte unité, avance pour sa part le père Jacques Gagey, aumônier de la Conférence internationale catholique du scoutisme. Cette année, la messe chrismale était moins cléricale, les prêtres se regardent de façon plus douce, plus amicale : personne n’a envie de faire le malin. » « J’ai ressenti quelque chose de chaleureux et de déterminé, abonde Edouard Ducamps, prêtre parisien actuellement en service à Château-Thierry (Aisne). Les événements des derniers mois nous ont bousculés. Après ces tourments, cet incendie est comme un signe qui, au fond, nous libère et nous pousse à reconstruire. L’Église est toujours là, mais on attend d’elle qu’elle soit plus lumineuse. »

           Pour LA CROIX  : Marie Malzac, Claire Lesegretain et Constance Vilanova

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Commentaires

18.01 | 10:24

Bonjour,
Je souhaiterais connaître les dates et lieux de baptême pour un enfant de moins de 2 ans en mai/juin 2020. Merci

...
06.01 | 13:30

Mon mari a changé radicalement vers moi, ne communique plus. Il me manque de respect et m'accuse faussement d'infidélité à cause de potins méchants ... mais je suis simplement stupéfait par les résultats du prêtre manuka qui a fait le charme de la réunion

...
20.11 | 12:27

Bonjour Madame,
Dans quelques jours, elles vont être publiées sur ce site dans la page : « Messes & Prières» lien : http://www.paroisse-plancoet.
Cordialement

...
15.11 | 10:02

bonjour, étant chez nos enfants à Créhen pour Noël, nous aimerions savoir où seront célébrées les messes anticipées et du Jour de Noël dans la région. merci

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