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Vu du Vatican

Rome invite à concilier protection de la vie et liberté de culte

Loup Besmond de Senneville pour La Croix

Ce qui inquiète le Saint-Siège n’est pas tant la fermeture des églises pour des motifs sanitaires que l’ingérence des gouvernements dans l’organisation des cultes.

Rome De notre envoyé spécial permanent

Si les demandes répétées de l’épiscopat français concernant la tenue des messes dans le contexte de la pandémie sont évidemment observées de près à Rome, le Vatican n’a jamais pris directement la parole sur la situation dans l’Hexagone. Mais à plusieurs reprises, les hauts responsables de l’Église catholique ont voulu donner des repères pour éclairer ce débat complexe, qui mêle liberté de culte et sécurité sanitaire.

Depuis le printemps, le pape a ainsi souligné à plusieurs reprises la nécessité de respecter les normes sanitaires, invitant les prêtres et les évêques à une forme d’« inventivité pastorale ». Dans un livre qui paraîtra en France le 2 décembre (1), il adresse plutôt un satisfecit aux gouvernements, qui, « à quelques notables exceptions près », « ont fait de grands efforts pour faire passer en premier le bien-être de leur population ». Et il fustige au contraire « certains groupes » qui ont « protesté » contre ces mesures. Sans épargner certains catholiques parmi eux : « Certains prêtres et laïcs ont perdu le sens de la solidarité et de la fraternité avec le reste de leurs frères et sœurs, affirme-t-il ainsi. Ils ont transformé en une bataille culturelle ce qui était en réalité un effort pour assurer la protection de la vie. »

Dans cette veine, plusieurs responsables du Saint-Siège ont insisté sur l’importance de faire preuve de la créativité que le pape appelle de ses vœux. C’est le cas du Maltais Mario Grech, secrétaire général du Synode des évêques et qui vient d’être créé cardinal par le pape, le 28 novembre. Dans un long entretien publié par La Civiltà cattolica, revue jésuite dont les épreuves sont validées par la Secrétairerie d’État, ce proche de François aborde ainsi « la richesse et la variété des expériences qui nous aident à contempler le visage du Christ ».

Il porte un regard assez sévère sur les « initiatives pastorales de cette période (…) centrées sur la seule figure du prêtre ». Dans ce contexte, caractérisé par l’incapacité de certains de trouver d’autres moyens d’atteindre le Christ que la messe, le cardinal Grech parle même d’« analphabétisme spirituel ». Tout en rappelant que l’Eucharistie est « source et sommet de la vie chrétienne », il fait l’apologie de toutes les initiatives qui ont contribué à « la réhabilitation de l’Église domestique », comme toutes celles menées au sein même des familles.

En réalité, ce qui inquiète Rome n’est pas tant la fermeture des églises pour des motifs sanitaires, mais plutôt l’ingérence des gouvernements dans l’organisation des cultes. Un précédent dangereux, estime le Vatican, dont pourraient se servir certains régimes pour réduire la liberté de culte. Dans cette optique, Mgr Paul Richard Gallagher, le patron de la diplomatie vaticane, a rappelé le 16 novembre que l’accès au sacrement demeurait « un service essentiel ».

C’est aussi cette inquiétude d’ordre politique – au sens large du terme –, en plus de contacts directs avec certains évêques français, qui a poussé le cardinal Robert Sarah à émettre un tweet, jeudi 26 novembre, dans lequel il souligne que « les fidèles ont le droit et le devoir de défendre fermement, sans compromission, leur liberté de culte. Une mentalité sécularisée considère les actes religieux comme des activités secondaires au service du bien-être des personnes, à l’instar des loisirs ».

Ces deux phrases sont issues d’une lettre envoyée par le préfet de la Congrégation du culte divin, dans laquelle ce dernier reconnaissait « le droit de recevoir le Corps du Christ et d’adorer le Seigneur présent dans l’Eucharistie de la manière prévue ». Loin de relativiser la gravité de l’épidémie, il y insistait aussi fortement sur le respect des « normes d’hygiène émanant des autorités publiques ou des évêques ».

 
Message du pape à l'occasion de la
fête de la Sainte Famille
 
« Nous devons reprendre le dialogue en famille » 

Marie « Reine des familles »

La communication en famille, « est une tâche à accomplir aujourd’hui, juste le jour de la Sainte Famille », déclare le pape François. En ce dimanche 29 décembre 2019, dimanche de la Sainte-Famille pour les catholiques, le pape François a commenté l’Evangile du jour, avant la prière de l’angélus, place Saint-Pierre, en présence de dizaines de milliers de personnes.

Après avoir admiré le beau temps, le pape s’est arrêté à l’attitude des trois personnes de la Sainte-Famille et leur « disponibilité », leur « docilité » à la volonté, au projet de Dieu, dans l’Esprit Saint: la sainteté de la Sainte Famille, c’est sa « disponibilité à la volonté de Dieu ».

Et puis, passant à la contemplation des familles d’aujourd’hui, le pape en a appelé à la communication: « Nous devons reprendre le dialogue en famille: pères, parents, enfants, grands-parents et frères et sœurs doivent communiquer entre eux … C’est une tâche à accomplir aujourd’hui, juste le jour de la Sainte Famille ».

Après la prière de l’angélus, le pape a insisté à nouveau sur ce message en invitant à nouveau à  à « communiquer » en famille.

Et puis, toujours avant l’angélus, le pape a appelé les membres des familles à s’entraider à vivre la sainteté: « La Sainte Famille peut être le modèle de nos familles, afin que parents et enfants se soutiennent mutuellement en adhérant à l’Évangile, fondement de la sainteté de la famille. »

Le pape a confié toutes les familles du monde à Marie « Reine des familles ».

Voici notre traduction rapide, de travail, des paroles du pape François avant la prière de l’angélus.

                                                                                  Anita Bourdin pour Zenit

Allocution avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour!

C’est vraiment, aujourd’hui une belle journée …  Aujourd’hui nous célébrons la fête de la Sainte Famille de Nazareth. Le terme « sainte » insère cette famille dans le contexte de la sainteté qui est un don de Dieu mais, en même temps, est une adhésion libre et responsable au projet de Dieu. Il en a été ainsi pour la famille de Nazareth: elle a été totalement disponible à la volonté de Dieu.

Comment ne pas rester stupéfaits, par exemple, par la docilité de Marie à l’action de l’Esprit Saint qui lui demande de devenir la mère du Messie? Parce que Marie, comme toutes les jeunes femmes de son temps, allait concrétiser son projet de vie, c’est-à-dire épouser Joseph.

Mais quand elle se rend compte que Dieu l’appelle à une mission particulière, elle n’hésite pas à se proclamer sa « servante » (cf. Lc 1, 38). Jésus exaltera sa grandeur non pas tant pour son rôle de mère que pour son obéissance à Dieu. Jésus a dit: « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique! » (Lc 11, 28), comme Marie. Et lorsqu’elle ne comprend pas pleinement les événements qui la concernent, Marie médite en silence, réfléchit et adore l’initiative divine. Sa présence au pied de la croix consacre sa totale disponibilité.

Et puis, en ce qui concerne Joseph, l’Évangile ne nous apporte pas un seul mot: il ne parle pas, mais il agit en obéissant. C’est l’homme du silence, l’homme de l’obéissance.

La page de l’Évangile d’aujourd’hui (cf. Mt 2,13-15.19-23) rappelle trois fois cette obéissance du juste Joseph, en référence à la fuite en Égypte et au retour en terre d’Israël. Sous la direction de Dieu, représenté par l’ange, Joseph éloigne sa famille des menaces d’Hérode et il la sauve. La Sainte Famille se solidarise ainsi avec toutes les familles du monde forcées à l’exil, elle se solidarise avec tous ceux qui sont contraints d’abandonner leur terre à cause de la répression, de la violence, de la guerre.

Enfin, la troisième personne de la Sainte Famille, Jésus. Il est la volonté du Père: en lui, dit saint Paul, il n’y a pas eu «oui» et «non», mais seulement «oui» (cf. 2 Co 1, 19). Et cela s’est manifesté à de nombreux moments de sa vie terrestre. Par exemple, l’épisode dans le Temple où, à ses parents qui le cherchaient dans l’angoisse, il a répondu: « Ne saviez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon Père? » (Lc 2,49); il répète sans cesse: « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé » (Jn 4, 34); sa prière au Jardin des oliviers: « Mon Père, si cette coupe ne peut pas passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite » (Mt 26,42). Tous ces événements sont la parfaite réalisation des paroles du Christ qui dit: « Tu ne voulais ni sacrifice ni offrande […]. Alors j’ai dit: « Voici, je viens […] pour faire, ô Dieu, ta volonté » « (He 10, 5-7; Ps 40, 7-9).

Marie, Joseph, Jésus: la Sainte Famille de Nazareth qui représente une réponse commune à la volonté du Père: les trois membres de cette famille s’entraident pour découvrir le dessein de Dieu: ils ont prié, travaillé, communiqué.

Et je me demande: est-ce que vous, dans ta famille, tu sais communiquer ou es-tu comme ces jeunes à table, chacun avec un téléphone portable, pendant qu’ils « chattent »? A cette table, il semble y avoir un silence comme s’ils étaient à la messe … Mais ils ne communiquent pas entre eux. Nous devons reprendre le dialogue en famille: pères, parents, enfants, grands-parents et frères et sœurs doivent communiquer entre eux … C’est une tâche à accomplir aujourd’hui, juste le jour de la Sainte Famille. La Sainte Famille peut être le modèle de nos familles, afin que parents et enfants se soutiennent mutuellement en adhérant à l’Évangile, fondement de la sainteté de la famille.

Confions à Marie, « Reine de la famille », toutes les familles du monde, en particulier celles éprouvées par la souffrance ou le malaise, et invoquons sur elles sa protection maternelle.

Forêt amazonienne, © Neil Palmer, Wikimedia Commons

 «Si l’Amazonie souffre, le monde souffre», message des évêques d’Amérique Latine

Ils s’alarment face aux incendies en Amazonie

«Si l’Amazonie souffre, le monde souffre», affirment les évêques du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) dans leur message publié au moment où des « terribles incendies » « brûlent de larges portions de la flore et de la faune en Alaska, au Groenland, en Sibérie, aux îles Canaries, et particulièrement en Amazonie ».

Le message intitulé « Élevons la voix pour l’Amazonie » a été publié jeudi 22 août 2019 et a été signé par les cinq principaux responsables du CELAM : Mgr Miguel Cabrejos Vidarte (Pérou, président du CELAM), les cardinaux Odilo P. Scherer (Brésil) et Leopoldo J. Brenes (Nicaragua), Mgr Rogelio Cabrera Lopez (Mexique) et Mgr Juan Carlos Cardenas (Colombie), indique Vatican News du 22 août.

Dans leur message, les évêques expriment une « préoccupation face à la gravité de cette tragédie qui n’a pas seulement un impact local, ni même régional, mais des proportions planétaires ».

Ils demandent aux gouvernements des pays situés sur le territoire de la forêt amazonienne, en particulier «le Brésil et la Bolivie», ainsi qu’aux «Nations Unies et à la communauté internationale de prendre des mesures sérieuses pour sauver le poumon de la planète. Ce qui se passe en Amazonie n’est pas une affaire seulement locale, mais de portée mondiale», écrivent-ils.

Les évêques parlent du prochain synode sur l’Amazonie, qui suscite de «l’espérance». «À nos frères les peuples indigènes qui habitent ce territoire bien-aimé, nous exprimons toute notre proximité et nous unissons notre voix à la leur, pour crier au monde [en demandant] la solidarité et une prompte attention, afin d’arrêter cette dévastation», écrivent-ils.

En conclusion de leur message, les évêques rappellent les paroles du pape François, prononcées au cours de la messe solennelle d’inauguration de son pontificat :

«Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté: nous sommes “gardiens” de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde !».

Les incendies qui touchent la forêt amazonienne depuis début juillet sont d’une ampleur exceptionnelle, indique Vatican News. Les feux ont gagné en intensité ces derniers jours, notamment au Brésil, qui possède 60% de la surface de la forêt amazonienne. Plusieurs régions sont concernées, comme l’État de Rondonia, celui d’Amazonas, de Roraima ou encore l’État du Mato Grosso.

Lien : Ecologie humaine intégrale, Nouvelles du monde                                             
Marina Droujina pour Zenit le monde vu de Rome

Nous parlons souvent de paix, mais nopus vendons des armes !
Pape FRANÇOIS : « NOUS PARLONS SOUVENT DE PAIX,MAIS NOUS VENDONS DES ARMES » Dans un message vidéo publié le mardi 2 juillet, le Saint-Père déplore une économie de plus en plus en élitiste et prône la mise en place d’un développement inclusif, qui ne laisse personne sur le bas-côté. «Il ne s’agit pas seulement d’une question de migrants : il s’agit de n’exclure personne». Face caméra, le Pape François pèse ses mots, et déplore un monde d’aujourd’hui qui devient de plus en plus élitiste et cruel avec les exclus. «Les pays en développement continuent d'épuiser leurs meilleures ressources naturelles et humaines au profit de quelques marchés privilégiés», déclare François, dans son message publié en vue de la journée mondiale des migrants et des réfugiés du 29 septembre. L’hypocrisie du dialogue des armes «Nous parlons souvent de paix, mais nous vendons des armes», continue le Saint-Père, qui parle d’une hypocrisie. «Les guerres ne touchent que certaines régions du monde ; cependant, la construction et la vente d'armes se font dans d'autres régions, qui ne veulent alors pas s'occuper des réfugiés».

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Commentaires

30.08 | 20:42

A quelle date sera disponible le dossier d inscription pour l année 2021-2022 svp?
Merci

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13.04 | 16:33

Bonjour
Nous aimerions baptiser notre fille sur Bourseul cet été, quelles sont les dates sur bourseul pour JUin Juillet Août où cela est possible? Cordialement

...
08.02 | 10:43

Bonjour jai besoin d un acte de baptêmes de mr Tony Potrel baptisté à bourseul en 1982. Je baptise mon fils le 6 mars et j en est besoin. Merci

...
04.02 | 14:48

Bonjour,
serait-il possible d'avoir les dates de préparation au baptême, nous baptiserons notre fille le 22 mai 2021 à Pléven. Merci par avance

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